Le projet

Entrée quasi-autoroutière du sud de Paris, déversoir automobile de l’A6, de l’ex-RN20 et du périphérique, les six voies de l’avenue du Général Leclerc sont un enfer quotidien pour les riverains, les commerçants et tous ceux qui y passent, qu’ils se déplacent à pied, à vélo, en bus ou en voiture :

  • Les habitants, exposés 24h/24 au bruit et à la pollution, ne peuvent que prendre leur mal en patience en attendant un réaménagement sans cesse repoussé.
  • Les piétons, en première ligne pour subir les nuisances des automobiles, des cars et des scooters, mettent plusieurs minutes à pouvoir traverser l’avenue dans des conditions de sécurité très dégradées, notamment pour les personnes âgées et les enfants.
  • Les commerçants, si essentiels à l’animation du quartier, peinent à attirer les chalands peu enclins à déambuler le long de pareil corridor.
  • Les cyclistes, rejetés de l’axe, préfèrent pour nombre d’entre eux opter pour de long détours ou pour les trottoirs au détriment du confort des piétons.
  • Les usagers des transports en commun, trop habitués aux retards démentiels pris par leurs bus dans les embouteillages, choississent de descendre à Alésia (place Basch) et marcher jusqu’à la Porte d’Orléans pour prendre leur correspondance.
  • Les taxis, impuissants malgré la voie bus dans un sens, ne peuvent que subir les blocages ou trouver un autre chemin.
  • Les automobilistes, malgré l’immensité de l’espace qui leur est dédié, rongent leur frein en formant, seuls dans leur habitacle, d’interminables bouchons.

Un jour comme un autre sur l’avenue du Général Leclerc

Configuration actuelle
Configuration actuelle de l’avenue du Général Leclerc

Le réaménagement de l’avenue du Général Leclerc est promis depuis plus de 15 ans par les équipes municipales successives à des habitants et des usagers qui n’en peuvent plus. Depuis 2016, un nouveau projet visant à l’apaisement de l’axe a été mis sur les rails par la mairie, suscitant un formidable espoir.

Les associations et les habitants n’ont ménagé ni leur temps ni leur peine pour faire naître un projet à la hauteur des enjeux : près de 2 ans de travail, 10 ateliers, 3 réunions publiques dans des salles bondées… la démocratie participative a fonctionné à plein, illustrant la forte envie de tous de vivre mieux dans ce quartier et de regagner en liberté de déplacement.

Cela a permis d’aboutir à un projet s’appuyant sur de grands principes :

  • une avenue apaisée et moins bruyante,
  • une avenue plus sûre pour les piétons et les personnes fragiles,
  • une avenue plus fluide, notamment pour les bus,
  • une avenue plus accueillante pour les cyclistes,
  • une avenue plus conviviale (jardins, équilibre organique/minéral, espace de vie),
  • une avenue où le patrimoine est davantage mis en valeur.

Las ! Le Préfet de police Michel Delpuech a décidé de mettre son véto. Malgré des invitations répétées, le préfet n’a jamais souhaité participer à ce travail de démocratie participative et a mis plus de 6 mois pour rendre un avis qui, sous couvert de prescriptions techniques, constitue un blocage pur et simple du projet.

À la place d’une avenue apaisée, le Préfet demande de maintenir deux voies de circulation automobiles du sud vers le nord. Il impose également des voies de bus non protégées, vulnérables à toutes les formes d’intrusions et donc inefficaces. Par ailleurs, la sécurité des usagers du vélo ne fait pas partie des préoccupations du préfet, qui les invite à emprunter des rues alternatives, tels des citoyens de seconde zone qui ne mériteraient pas leur place sur cette avenue. Au bilan, 5 voies de circulation motorisée dont 3 automobiles : le projet du Préfet, c’est le maintien d’une autoroute urbaine entre la Porte d’Orléans et Denfert-Rochereau.

Les prescriptions du préfet
Les prescriptions du préfet : exit la protection des voies bus, la piste cyclable, et l’ambition du projet.

Ces prescriptions préfectorales s’imposent à tous les acteurs du projet, y compris la mairie, sans recours possible. Pour le représentant de l’État, qui s’oppose à tous les projets proposés depuis 15 ans, rien ne doit changer sur l’avenue du Général Leclerc, l’une des plus polluées de la capitale selon les mesures d’Airparif. Rien ne doit changer pour les bus et les taxis coincés dans les bouchons qui paralysent cet axe matin, midi et soir. Rien ne doit changer pour les piétons et les riverains, notamment les plus fragiles, exposés à un bruit et à une insécurité routière intolérables. Rien ne doit changer pour les cyclistes livrés à eux-mêmes au milieu de ce capharnaüm autoroutier. Rien ne doit changer pour les commerçants qui voient la clientèle fuir cet environnement hostile.

Parce que le bruit et les bouchons pourrissent le quotidien,
Parce que la pollution et l’insécurité routière détruisent des vies,
Parce que le statu quo est irresponsable,
Parce que l’obstruction du Préfet est inacceptable,
Parce que le mépris des doléances de la population est insupportable,

Aidez-nous à libérer Leclerc !

    Pour un nouvel avis de la Préfecture sur un projet vital pour Paris et ses habitants.